mardi 13 décembre 2016

Joyeuses fêtes et merci !

Chers lecteurs, collègues, clients et amis,

merci pour la chance de vous côtoyer dans mon travail et dans ce blogue, merci de me lire, pour les échanges, votre confiance et votre générosité.

Le "travail avec les personnes" est trop souvent sous-estimé. Gestionnaires, professeurs, parents, fonctionnaires, serveurs ou vendeurs, ils sont partout, mais souvent moins payés ou reconnus que ceux qui gèrent de l'argent, de grandes structures ou des ordinateurs. Peut-être parce que leurs tâches sont tellement essentielles et omniprésentes qu'on les oublie plus facilement ?

Parce que sans parent ou professeur, une société ne va pas loin, et que sans employé au service à la clientèle ou gestionnaire de plancher, une entreprise non plus... Je nous souhaite pour 2017 que les gens qui travaillent avec, ou pour les gens, soit mieux soutenus, mieux payés et mieux reconnus.

Pour chacun d'entre vous je vous souhaite aussi de très Joyeuses fêtes, et une excellente année 2017, la santé pour vous et vos proches, et des petits bonheurs qui rendent heureux pour le reste...

Amitiés,

Cybèle

PS - Le blogue fera relâche jusqu'à la mi-janvier et l'infolettre jusqu'à la mi-février. À bientôt !

mardi 6 décembre 2016

Reconnaissance et party de Noël

Vous manquez d'inspiration pour exprimer votre reconnaissance ? Ou pire, vous n'avez rien prévu pour le party de Noël qui a lieu demain soir ? Voici quelques idées qui pourront vous dépanner, ou vous aider - en 2017...

Pour exprimer sa reconnaissance 
Reconnaissance : les bases
Gestes de reconnaissance gratuits
Autres gestes de reconnaissance
Tous les articles du blogue sur ce thème

Pour un party de Noël réussi, 2016 ou 2017...
Le plus important, durant une fête de Noël...
Idées pour réduire les coûts ou se renouveler
Des idées pour réussir son party

L'essentiel
S'il n'y avait que deux points à retenir de tout ça, ce serait :

1 - tout geste doit être sincère, adapté au contexte et équitable pour donner un effet positif.

2- le plus important geste, le plus essentiel, c'est un merci sincère à tous les employés de la part d'au moins un des patrons.
S'il est gêné de parler en public, prendre 5 secondes pour le faire, et laisser une autre personne prendre le relais avant et après. Ou monter un petit vidéo qui permet de se pratiquer...

Et bon party de Noël !

mercredi 30 novembre 2016

16 idées pour améliorer le bien-être au travail

J'observe beaucoup d'employés prêts à trouver un nouvel emploi en janvier. Est-ce parce qu'ils attendaient d'avoir reçu leur bonus ? Ou c'est peut-être que le temps des fêtes est propice à la réflexion et ils se disent "Non je ne fais pas une autre année ici..."

Quoi qu'il en soit, décembre est un bon moment pour les employeurs pour démontrer leur reconnaissance envers leurs employés. Un merci sincère est nécessaire, mais il sera encore plus apprécié s'il est accompagné d'une ou plusieurs marques concrètes de cette reconnaissance. Si le cadeau monétaire a encore sa place, j'ai tiré de l'article "38 façons d'améliorer le bien-être de ses employés" seize idées pour offrir un petit quelque chose de plus "jazzé" à vos employés. J'y ai ajouté mon grain de sel, comme ces jolies cocottes en papier :) En prime, ces idées peuvent être mises en pratiques à n'importe quelle période de l'année !

Idées gratuites 
Pour mettre de l'ambiance, faire une course de cocottes en papier !
  1. Permettez aux employés de personnaliser leur coin de bureau, entre autres à l'aide de plantes, de photos ou d'affiches à leur goût. Encadrez cette pratique pour éviter l'affiche de garage...
  2. Affichez une liste de commerces et de services de proximité, si possible après avoir négocié avec certains un petit rabais en échange de votre publicité à l'interne. Ex. centre sportifs, garages ou traiteur locaux.
  3. Autorisez la sieste le lendemain d'une fête ou d'un effort particulièrement intense. Ou mieux, en tout temps !
  4. Durant une fête ou pour dire merci, offrez des journées de congé supplémentaires.
  5. Organisez une course de chaise à roulettes. Ou encore de cocottes en papier (ou autre produit léger) poussées par ventilateur ou le souffle des membres de l'équipe...
  6. Offrez des coupons "Jour de travail à la maison", ou mieux, instaurez 3, 5 ou 20 jours par an (ou par mois !) pour les emplois compatibles. Cette pratique demande de bien l'encadrer, mais elle a un grand effet sur la rétention et la marque employeur.
Idées à faible coût
  1. Offrez une plante verte au choix de l'employé et assurez-vous d'en installer à quelques endroits dans le bureau. Mieux, installez un aquarium. Dans tous les cas, payez quelqu'un pour en faire l'entretien régulier, car des plantes ou des poissons morts, c'est plutôt déprimant !
  2. Fournissez sur une base régulière quelques aliments, santé si possible. Fruits, trempettes de légume, chips de maïs et houmous, etc. Effet boeuf garanti !
  3. Rendez disponibles des boissons santé à côté de la machine à café : thés, tisanes et encore mieux, des boissons à base de vrais fruits.
  4. Engagez un masseur pour des massages sur chaise, encore mieux le lendemain d'un party !
  5. Organisez des cours de yoga ou autre activité physique simple au bureau.
  6. Installez une table ou un coin de jeu (ping-pong, billard, soccer de table, etc.)
  7. Présentez des diners-conférences en payant une partie du lunch et peut-être le conférencier, que ce soit des thèmes reliés au travail ou plus "grand public". 
  8. Lancez un défi "sept heures de sommeil" et offrez un prix à ceux qui dormiront le plus de nuits complètes durant ce mois.
  9. Créez un potager au bureau : payez l'équipement de départ en échange de l'engagement de quelques employés à s'en occuper.
  10. Offrez l'équipement et des cours différents du travail habituel : poterie ou travail du bois pour employés devant un ordinateur, photographie, décoration ou cours de langue pour tous.
La semaine prochaine, je ferai le tour de d'articles précédents pour d'autres idées de reconnaissance et pour animer les partys de Noël.

mardi 22 novembre 2016

Mesures disciplinaires originales - RH brutes

Un peu d'humour "RH brutes" ...*

On a quelques fois de la misère à savoir quelle mesure disciplinaire appliquer. J'ai lu qu'aux États-Unis, un employeur avait imposé une mesure assez spéciale à un employé arrivé soûl une fois de trop au travail. Ils lui ont imposé d'aller faire du bénévolat dans une organisation venant en aide à des alcooliques...

Une collègue me racontait une mesure disciplinaire originale, imposée à un gestionnaire qui ne voulait rien savoir de travailler en équipe. Solitaire, égoïste ou mal luné, je ne sais pas, mais ses patrons ont décidé de l’obliger à donner une formation à ses collègues sur le travail en équipe.

Durant toute la formation ses collègues ont dû savourer l’ironie et peut-être même en rire ouvertement. Je suis certaine que le gestionnaire a eu l’air fou et fera tout pour ne pas recommencer, même si ça implique qu’il doive maintenant travailler un peu moins seul dans son coin. L’histoire ne dit pas si la formation était bonne !

* RH brutes est mon alter ego plus sombre, le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif 

jeudi 17 novembre 2016

21 sites web utiles pour les RH au Québec

Voici mes 21 liens les plus utiles pour les RH et le recrutement au Québec, n'hésitez pas à m'en suggérer d'autres !


Générique

ORHRI
L'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. Beaucoup de contenu.

Technocompétences
Beaucoup d'outils, d'exemples et d'information utile !

Site web du journal les Affaires
Tous leurs billets RH

IMT
L'information sur le marché du travail d'Emploi-Québec

La CNSST
La Commission des normes du travail, de la SST et de l'équité salariale


Blogues RH et gestion québécois

Blogue d'Olivier Schmouker
Gestion et RH, souvent présentés avec un angle original

Blogue de Emplois RH
RH généraliste et recherche d'emploi

Magazine Facteur H

Proxima Centauri

Jobboom - section RH

Mon Infolettre RH
Pour tout ce qui touche les RH, je vous invite à vous abonner à mon infolettre mensuelle


Recrutement

La Source humaine
Recrutement innovateur par Sandrine Théard

L'Oeil du recruteur
Recrutement innovateur par Matthieu Degenève

Guillaume Desnoyers

Blogue de Jobboom


Autres thèmes ou multithèmes

Blogue de Mathieu Laferrière
Spécialiste Linkedin. Gestion, RH, data RH et outils de gestion

Futurs Talents
Marque employeur, attraction, fidélisation et data RH par Jean-Baptiste Audrerie

Mesurer le capital humain
La mesure en ressources humaines, data RH par Andrée Laforge


Quelques blogues français

Parlons RH
Actualité RH

Focus RH
Et leur liste de blogues français suggérés

Ithaque Coaching
Entre autres, plaisir au travail et reconversion professionnelle


Twitter

Liste de comptes Twitter RH
Notre sélection de comptes à suivre ou découvrir


Et vous, quels sont vos coups de coeur ?

mercredi 9 novembre 2016

Voulez-vous vraiment des employés dynamiques et engagés ? Éditorial

Toute entreprise digne de ce nom veut des employés dynamiques et engagés. Mais, est-ce si vrai que ça ? Pourquoi si peu d'entreprises y arrivent ? Pourquoi y a-t-il jusqu'à 70% d'employés "désengagés" dans les sondages ?

En fait, les employés perçoivent souvent ceci : on les veut dynamiques et engagés à certains moments, et biens tranquilles et robots à d'autres. Créatifs, passionnés, mais dans le cadre prévu. Or, la créativité, le dynamisme, la passion, c'est du tout ou rien ! En fait, on ne veut pas vraiment que tous nos employés soient comme ça, trop difficile à gérer au quotidien !

Demander à un locataire de rénover la cuisine à ses frais ? 
Je m'essaie à une comparaison : en tant que gestionnaire ou patron, vous êtes un peu comme le responsable d'un immeuble. Vous pouvez avoir des locataires, qui sont les employés réguliers, plus ou moins motivés. Vous conservez le contrôle, ils occupent un logement mais la plupart ne se sentent pas concernés tant que ça par les décisions de l'entreprise.

Ou vous avez une culture d'engagement telle que c'est un peu comme si étiez responsable de vendre des condos et de gérer l'immeuble commun. Les propriétaires sont beaucoup plus concernés et impliqués dans la gestion (de l'immeuble) que des "locataires". En même temps ils peuvent décider de peinturer ou même de rénover la cuisine sans vous en parler, et ils considèrent qu'ils ont leur mot à dire sur les changements aux espaces communs.

Bref, on ne peut pas demander aux locataires de traiter l'immeuble et sa gestion comme s'ils en étaient propriétaires. À l'inverse, si un propriétaire trouvera normal de rénover sa cuisine, ce sera au moment qui lui convient. Et surtout pas sans décider la couleur des armoires...

La meilleure solution ?
En fait, on ne veut pas nécessairement avoir ce qui s'apparente à un travailleur autonome au sein de l'entreprise. Vaut mieux identifier jusqu'où on veut de l'autonomie, de l'engagement, de la passion, sachant que ces éléments viennent plutôt en bloc qu'à la pièce.

La solution me semble d'identifier les quelques postes ou employés clés, nécessitant plus d'implication, d'engagement, de créativité, de liberté et de les considérer en "propriétaires". Ceci n'empêche pas d'établir un cadre clair sur qui "rénove" quoi et à quelles conditions, tant que c'est cohérent avec l'engagement demandé.

Ensuite acceptez que les autres resteront plutôt "locataires", ce qui n'empêche pas de trouver ceux qui seront assez engagés pour peinturer eux-mêmes leur appartement si vous leur fournissez la peinture...

mardi 1 novembre 2016

6 erreurs à éviter sur les médias sociaux

Voici la suite de Photos de profil : 12 erreurs à éviter publié un peu plus tôt.

Autres erreurs fréquentes :
Conserver une page Linkedin "propre" est relativement facile, mais sur Facebook et parfois ailleurs il est aussi payant d'éviter quelques dérapages. Ceci évitera les perceptions négatives d'un recruteur ou d'un conjoint potentiel, autant que d'un candidat curieux.
  1. Publier sur le coup d'une émotion. Attendez quelques heures ou quelques jours et voyez si vous publiez la même chose. 
  2. Une blague déplacée dans un forum obscur peut sortir dans une recherche Google sur votre nom des années plus tard. 
  3. Sur Facebook, LA photo que vous regrettez d'avoir publiée sera probablement celle qui sera la plus commentée, éventuellement la plus partagée, et donc la plus visible.
  4. Écrire du mal sur son ancien employeur, même "en joke" ou subtilement, n'est jamais une bonne idée. Un recruteur qui trouve ce type de critiques rejette presque toujours le candidat.
  5. Dans les autres éteignoirs à recruteur, on trouve aussi le français illisible, et surtout, tous les contenus à caractère osé, sexiste, raciste, radical, etc. Le recruteur partage peut-être votre opinion, mais va-t-il prendre une chance avec l'image de l'entreprise ? 
  6. Les gens craignent beaucoup les "espions" externes, les bogues, etc. Or la majorité des informations nuisibles qu'on trouve sur l'internet provient d'erreurs humaines...
Quelques conseils en vrac
  1. Si ce que vous publiez était révélé au grand jour par erreur, quel serait le résultat ? Selon votre confort, n'utilisez pas un ordinateur pour publier quelque chose de "catastrophique" et soyez prudent dans vos publications un peu plus limites. 
  2. Réfléchissez : à 20 ans, on a de la misère à imaginer que des photos olé olé pourraient nuire à notre carrière 5 ans plus tard. Parlez-en à certains candidats des élections de 2014 !
  3. Soyez quand même spontané au quotidien : si un recruteur n'aime pas que vous publiez un vidéo de "chatons adorables" ou un revendication écologique modérée, il ne vous aurait probablement pas sélectionné pour l'emploi - si votre personnalité est cohérente avec vos publications.
  4. Lisez sur la confidentialité des statuts Facebook, pour bien contrôler qui voit quoi.
  5. N'utilisez Linkedin que pour des éléments liés au travail. Les recruteurs s'attendent à un profil professionnel et sans trop d'éléments personnels, un peu comme dans un CV.
Pour aller plus loin

mardi 25 octobre 2016

Les syndicats et les générations Y

Un peu d'humour "RH brutes" ...*

On prédit parfois la mort des syndicats avec le peu d’intérêt des jeunes envers eux, le faible taux de chômage, l'arrivée des Libéraux au pouvoir, etc. Peut-être qu’ils vont plutôt évoluer d’une drôle de façon.
Changement en vue dans les usines ?

Durant un colloque, un de mes voisins de table racontait qu’il a vu récemment une usine où les jeunes se sont peu à peu impliqués dans le syndicat. Lorsque ils sont devenus majoritaires, ils ont décrété tout un changement : fini l’ancienneté, seul le rendement allait compter ! Quel choc pour les « vieux » de l’usine !!

J’ai fait remarquer que je pouvais comprendre les jeunes tannés de voir les vieux se « pogner le beigne » et avoir tous les avantages. Mais mon voisin m’a fait réfléchir : « Bien sûr, mais ces jeunes, qu’est-ce que tu penses qu’ils vont faire, dans 20 ans, quand ils seront fatigués de performer ? Ils vont revenir à l’ancienneté tu vas voir… »

Et si on apprenait à travailler ensemble à la place ?

* RH brutes est mon alter ego plus sombre, le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif 

mardi 18 octobre 2016

Photos de profil : 12 erreurs à éviter !

Je m'adresse ici autant aux candidats qu'aux recruteurs. Si vous êtes de plus en plus nombreux à "googler" le nom de celui ou celle que vous allez rencontrer en entrevue, votre interlocuteur aussi. Votre photo de profil peut faire une différence : entre recevoir l'appel d'un recruteur, ou non, ou obtenir l'accord d'un candidat en demande, ou pas...

L'importance de la photo de profil
Instinctivement, tout le monde cherche la photo avant de regarder toute autre chose. Des études montrent que les profils avec photo inspirent plus confiance, et Linkedin a calculé qu'ils généraient 14 fois plus de visites que ceux sans photo...

Erreurs de base
On m'a parlé d'un candidat en finances - oui, il avait bien appliqué sur un poste dans une banque - qui avait mis une photo de lui... dans son bain tourbillon! Sans avoir vu de cas aussi extrême voici sept erreurs à éviter et la réflexion qu'un recruteur pourrait avoir face à ces photos :
  1. en habit de jogging - oui c'est bien, un sportif, mais à ce point ?
  2. découpée et on voit quelque chose qui dépasse - son ex ?
  3. en vacances, salie ou avec la date imprimée - pas très sérieux...
  4. tellement floue ou sombre qu'on est pas sûr c'est qui - un espion ? Un vampire ?
  5. avec d'autres personnes - on joue à Où est Waldo ?
  6. en robe/habit de bal - ça fait pas longtemps qu'il/elle a fini l'école
  7. photo d'un animal, d'un logo, d'un enfant ou d'un personnage de BD - il se cache ? Si c'est sur Linkedin : il se croit sur Facebook ? 
Pour faire mieux
Si ces éléments constituent un minimum pour être pris au sérieux professionnellement, révisez également ces autres points un peu plus subtils :
  1. photo avec un ombrage en arrière
  2. contexte ou habillement non professionnel (pour Linkedin)
  3. photos avec des émotions visibles ou au contraire trop neutres, elles créent un malaise
  4. évitez de présenter le profil gauche : selon des études le droit inspirerait plus la confiance
  5. surveillez tout ce qui cache ou nuit à la force de votre regard : ombrage, lunettes, reflet, gêne face à la caméra, etc.
Le mieux est de demander l'avis à quelques personnes et d'investir dans une photo professionnelle. Celle-ci vous servira de nombreuses années !


mardi 11 octobre 2016

Prévenir les tricheries en entreprise - 2e partie

Ce billet fait partie d'une série sur la question des tricheurs et menteurs en entreprise - cliquer ici pour voir la série complète.

Points de contrôle aléatoires
Tricher, moi ?

Pour réduire les occasions des tricheurs un peu plus actifs, on met en place des "points de contrôle".

Il y a déjà des moments ou endroits où on vérifie que le travail est fait correctement. Ces contrôles récurrents servent à repérer des erreurs et montrer qu'il y a un certain contrôle, ce qui réduit la tentation de tricher.

On veut qu'ils laissent peu de place aux tricheurs, entre autres avec la séparation des tâches : au moins une partie des contrôles sera effectuée par une personne différente de celle qui fait le travail.

Des enquêteurs ont observé qu'un fraudeur extrême ira jusqu'à ne prendre aucun congé ou vacances pour éviter que quelqu'un d'extérieur découvre quelque chose durant son absence. Sans aller jusque là, les "tricheurs ordinaires" développent des stratégies afin de passer au travers des contrôles prévisibles.  On s'assure donc de faire au moins quelques contrôles de façon aléatoire. L'armoire mise dans un lieu passant joue ce rôle, parce qu'on ne sait jamais quand quelqu'un va passer.

On doit donner du temps au superviseur de premier niveau pour effectuer correctement les contrôles, prévus ou aléatoires, et peut-être lui donner un peu de formation ou de sensibilisation à ce qu'il doit surveiller.

Faire confiance !
L'objectif crucial est toutefois de conserver la confiance des employés. Ceci doit rester en vue tout au long de toute démarche visant à réduire la triche. Le contrôle est contre-productif s'il démotive les employés. De plus, s'il devient trop intense, il donne l'impression que tout le monde le fait ! La réaction peut alors être "tant qu'à subir la méfiance et le contrôle autant en profiter et faire comme les autres"...

Ce qui est bien, c'est qu'au départ, les personnes honnêtes s'attendent à ce qu'il y ait une certaine vérification pour sentir que l'honnêteté est valorisée et que les tricheurs seront pris. De l'autre côté, la confiance, le tact et une attitude positive sont essentiels pour éviter que les employés honnêtes se sentent surveillés ou trop contrôlés. Trop de contrôle tue l'initiative et la motivation. Ultimement, traitez des gens honnêtes comme des voleurs et ils pourraient le devenir...

Dans un billet le mois prochain nous verrons des stratégies à long terme pour éviter d'embaucher ou de favoriser les tricheurs - cliquer ici pour voir la série complète sur le thème.

Pour aller plus loin
Journal les Affaires : Comment enrayer la tricherie au sein d'une équipe?
Capital.fr : Notes de frais, comment repérer les tricheurs?

mardi 4 octobre 2016

Prévenir les tricheries en entreprise - 1re partie

Ce billet fait partie d'une série sur la question des tricheurs et menteurs en entreprise - cliquer ici pour voir la série complète. Ici nous allons proposer quelques éléments pour prévenir autant que possible les risques.

Avant de commencer...
D'abord, il faut régler tout cas de "tricheur connu" déjà actif dans l'entreprise. Qui prendrait au sérieux la prévention sinon ?

Tous des... gens honnêtes ?
Ensuite, on fait l'auto-évaluation de son organisation honnêtement... En dehors des petits détours et mensonges socialement acceptables, les gens sont en général plutôt honnêtes. Dans la population, seulement 1 à 3% des gens seraient de fraudeurs ou voleurs "naturels". Les autres le sont quand les circonstances favorisent les comportements malhonnêtes. À partir de 5 à 10% "de cas problèmes", il est clair que l'environnement joue un rôle. Dans le cas d'une entreprise, ce peut être que les pratiques d'embauche sont à revoir, ou signe qu'un département ou un gestionnaire encourage de mauvaises pratiques, consciemment ou non. Passé 15-20%, ça devient la responsabilité du milieu de travail et de la haute direction. Quelque chose, quelque part, favorise - au moins en partie - ceux qui mentent ou brisent les règles.

À court terme, ou le chemin le plus facile
Pour les milieux normaux, on doit commencer par se demander : comment facilite-t-on la vie de gens honnêtes et rend-on difficile le chemin de ceux qui ne le sont pas ? À l'usage, on a tous tendance à suivre le chemin le plus facile. Une armoire bien remplie d'outils dispendieux est située dans un coin tranquille ? Un gestionnaire ne questionne jamais les excuses d'absence du vendredi ? Soyez proactif et transparent afin de réduire la tentation tout en démontrant votre confiance envers vos employés. Exemples : déplacez ou barrez l'armoire, attendez les employés affligés d'une grippe du vendredi avec votre boîte de mouchoir dès le lundi matin et revenez sur la situation avec un sourire.

Pour une première intervention, partez avec l'idée (même si ce n'était pas vrai) que ces gens l'ont fait par "distraction" ou facilité, et suivre un peu plus l'action corrigera la grande majorité des déviances. Soyez moins conciliant à partir de la deuxième offense... Et inflexible à compter de la troisième : le message n'a pas passé. La sévérité dans ce cas favorise également un climat de confiance des gens plus honnêtes, renforçant le sentiment d'équité et qu'il est "payant" d'être honnête.

Favoriser l'honnêteté
Réduisez aussi les contrôles favorisant inutilement le mensonge. Vous offrez seulement des congés de maladie et les gens "inventent" des maladies pour prendre congé ? Transformez-les en congés personnels et incitez les gens à vous aviser quand ils les prendront afin de réduire la tentation de mentir et, en prime, mieux planifier les absences.

Finalement, identifiez quelques comportements honnêtes courants et voyez comment ils sont perçus : entre autres, comment un employé signalant une erreur est-il reçu ? Par des reproches, de l'ennui ou par des félicitations ?

La suite la semaine prochaine...

Pour voir toute la série des billets sur les tricheurs, cliquez ici.

mardi 27 septembre 2016

Une longue journée prise 2

Un peu d'humour "RH brutes" ...*

Suite de mon premier billet, en ligne ici. Une autre candidate m’a raconté ceci.

Elle était finissante en actuariat et ils ne sont pas nombreux – lire « très en demande » au moment où elle a terminé sa formation.

Une grande entreprise dans le domaine des breuvages lui a proposé une entrevue. Après avoir attendu près de 2 heures (c’est moins qu’aux urgences, mais quand même !) ils lui ont fait passer une entrevue d’une heure + un test psychométrique d’une demi-journée. Déjà, ça part moyen...

Ensuite, elle a dû leur courir après pour savoir si elle était retenue, et leur réponse a été, tenez-vous bien : « Oui, vous avez été retenue, mais nous n’avons pas de poste vacant pour le moment, nous vous mettons dans notre banque de candidats ».

Je peux vous dire qu’elle n’a pas l’intention de …
1- répondre s’ils l’appellent
2- passer d’autres entrevues de ce type même pour des compagnies très attrayantes
3- acheter aucun de leurs produits à l’avenir

Comme elle en parle à tout son cercle d’amis actuaires, l’entreprise doit se demander pourquoi elle a tant de misère à recruter…

* RH brutes est mon alter ego plus sombre,  le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif 

mardi 20 septembre 2016

Tous des tricheurs ? Oui et non...

Note : ce billet fait partie d'une série sur la question des tricheurs et menteurs en entreprise - cliquer ici pour voir la série complète.

Les vérifications de références d'emploi apportent souvent des surprises aux recruteurs : CV aux titres gonflés, faux diplômes et dates approximatives. De l'auto en panne jusqu'au décès d'un 3e oncle en deux mois, certains employés ont également beaucoup d'imagination pour justifier leurs retards.

Ils n'ont pas l'exclusivité : payer au noir, présenter une offre d'emploi un peu trop belle ou gonfler des chiffres pour les actionnaires, les propriétaires et gestionnaires d'entreprise peuvent tricher aussi.

Le mensonge est peut-être la première étape de la tricherie, je les traiterai tous les deux ici comme des moyens d'obtenir un gain en manipulant la vérité.

Alors, sommes-nous tous des tricheurs ? 
Si on regarde les nouvelles et autour de soi, il semble que les tricheurs sont partout. Si les études montrent que la triche est en grande partie culturelle et que les riches mentent et trichent plus que les pauvres, la tricherie fait partie intégrante de nos vies. D'ailleurs, nous mentons en moyenne 4 fois par jour, et les hommes mentent deux fois plus que les femmes! Si, si, voir cette étude sérieuse résumée ici...

C'est là une partie du problème : dès notre jeune âge notre entourage ment et triche un peu, puis à force de percevoir que tout le monde le fait... De plus, le seuil de l'honnêteté est dur à définir, et nos mensonges ne sont pas tous tranchés. En fait, ils sont rarement perçus comme étant des tricheries par les principaux intéressés.

Le travail et les achats au noir en sont un bon exemple : peu de gens se sentent mal à l'aise de "sauver" les taxes et impôts de temps en temps. Le gouvernement est un concept lointain, on connaît peu de gens qui se sont faits prendre, on a l'impression de se "repayer" une dette morale pour toutes les fois où ce gouvernement a abusé de notre patience (i.e. à l'hôpital) ou de notre argent (i.e. le scandale des commandites ou la Commission Charbonneau). Le problème en milieu de travail, c'est qu'on peut transposer totalement cet exemple à l'employeur. Un employé aura ainsi plus tendance à tricher si...
  • il a peu de sentiment d'appartenance ou de lien affectif avec son employeur, son équipe ou ses gestionnaires
  • il pense avoir des chances raisonnables de ne pas se faire prendre, et/ou peu de conséquences négatives si ça arrive
  • il a des raisons (imaginées ou réelles) d'en vouloir à l'employeur et compense sa frustration en trichant.
Pourquoi

Comme personne n'aime être taxé de malhonnêteté, alors, pourquoi sommes-nous malhonnêtes ? La base est plutôt simple en fait : nous trichons tous un peu lorsque le gain est plus grand que l'inconfort à l'idée d'être pris ET que nous pouvons justifier notre tricherie. Le milieu peut également favoriser la tricherie, en la rendant plus facile ou rapide que l'inverse. Par exemple, certains gestionnaires préfèrent entendre une excuse bidon plutôt que d'avoir à gérer des mesures disciplinaires.

Nous verrons dans les prochains billets comment réduire la quantité et surtout les impacts des tricheries en entreprise. Cliquer ici pour voir la série complète.

Références


mardi 13 septembre 2016

20 employés ou plus ? Votre RVER est-il prêt ?

Une loi québécoise adoptée en 2013 oblige toute entreprise de 20 employés ou plus à offrir de l'épargne-retraite à ses employés. Ceux qui n'en offrent pas encore devront obligatoirement offrir un régime, dont le Régime volontaire d'épargne-retraite (RVER) selon les règles prévues par le gouvernement.

Date limite : 31 décembre 2016
À moins qu'elles n'offrent un autre type de régime admissible, toutes les entreprises québécoises comptant 20 employés ou plus en date du 30 juin 2016 doivent mettre en place un RVER d'ici le 31 décembre 2016.
Celles qui comptent 10 à 19 employés auront jusqu'à la fin de 2017 et les entreprises de 5 à 9 employés auront à s'y conformer éventuellement à compter de 2018.

Pour toutes les PME
Toutes les entreprises visées devront mettre en place un RVER, même si rien ne les oblige à y cotiser. Sont exclues les entreprises de compétence fédérale.

Un choix de moyens
Plusieurs moyens sont à la disposition des entreprises qui n'auraient pas déjà un régime en place, REER, RVER, CELI, RPDB, etc.

Étapes et fonctionnement

  • L'employeur choisit un régime offert par un administrateur autorisé et en informe les employés concernés. 
  • Il doit inscrire ces employés, prélever les cotisations et les transmettre à l'administrateur du régime.
Si le régime choisi est un RVER, l'employeur doit également respecter les conditions prévues par le gouvernement soit :
  • Les travailleurs ayant au moins un an de service continu sont automatiquement inscrits à ce nouveau régime de retraite. 
  • La cotisation doit être prélevée directement sur la paie. 
  • L'employé peut cesser ou suspendre sa participation, il peut également augmenter ou diminuer son taux de cotisation.
  • La gestion des placements et l'administration du régime sont assurées uniquement par l'administrateur, qui offre de l'aide et des documents pour aider l'employeur dans ses démarches d'implantation ou par la suite. 
Dépêchez-vous ! Amendes et délais...
C'est la Commission des normes du travail (CNESST) qui veille au respect des obligations à ce sujet. Les retardataires pourraient recevoir des amendes de 500$ à 10 000$. Les administrateurs estiment qu'il faut compter environ trois mois pour mettre en place un RVER. 

Pour en savoir plus :
Page officielle du gouvernement du Québec
Journal les Affaires
Radio-Canada

Mots clés : ressources humaines RVER remuneration régime épargne retraite obligations lois employeur 

mercredi 7 septembre 2016

Une longue journée prise 1

Un peu d'humour "RH brutes" ...*

De retour après les vacances, une rentrée bien occupée cette année - mais qui ne l’est pas ? Ok, je connais 3-4 collègues mais bon, ils ne sont pas représentatifs….

Au moins, après plusieurs 5 à 7 passés sur les terrasses cet été, j’ai quelques nouvelles histoires à vous raconter :)

Parce qu'on est en 2015, euh 2016...
D'abord, première histoire de recrutement manqué pour cause d’habitudes des années 80. L’une de mes amies a cherché un nouvel emploi et s’est mise à passer des entrevues. Comme elle est toujours en emploi, elle voit tout de suite les employeurs rigides qui imposent leur horaire, dont cette belle entreprise, se disant innovatrice mais qui lui a exigé un test psychométrique d’une journée. À Longueuil. Oui, toute une longue journée avec retour dans le trafic sur la rive-nord svp. Si elle avait eu le poste, peut-être leur aurait-elle pardonné. Mais comme ils n'ont pas donné signe de vie par la suite...

Mais sa déception la plus cruelle a été pendant une 2e entrevue. Elle était sûre de l’avoir, mais ils avaient « oublié » de parler du salaire, ce qui arrive probablement plus souvent quand on offre moins que les concurrents… Je crois que mon amie en aurait pleuré sans compter une journée de maladie prise pour rien. Maintenant, elle demande toujours le salaire avant de se rendre à une entrevue et comme elle dit : « C’est eux qui affichent un poste, c’est à eux de dire combien ils paient. Le niaisage, c’est fini ! »

La suite le mois prochain...

* RH brutes est mon alter ego plus sombre,  le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif 

mardi 30 août 2016

Top 10 des erreurs de CV - 2e partie

Je continue mon top 10 des erreurs les plus fréquentes vues avec les CV reçus. Voir ici la première partie.
  1. Envoyer trois fois sa candidature, peut-être dans le but de démontrer sa persévérance ? Ça me fait plutôt perdre du temps. Et svp évitez tout ce qui peut donner l'impression que vous êtes désespéré, qualité rarement recherchée chez un candidat. 
  2. Envoyer son CV à une autre adresse, une autre personne que celle indiquée dans l'offre, ou l'envoyer par fax quand ce n'était pas indiqué. C'est peut-être une preuve de débrouillardise dans certains cas, mais sachez évaluer les dégâts possibles de sortir du processus prévu : risque que le CV ne se rende pas, donner l'impression d'être "au-dessus" ou à part des autres, ou votre manque de connaissances technologiques.
  3. Utiliser le CV par compétences pur (sauf pour quelques rares cas) : la plupart des recruteurs que je connais ne l'aiment pas, surtout parce qu'il demande plus de temps à analyser. Entre autres, je peux difficilement évaluer les compétences par la description que vous en faites, qui sera toujours moins "standard" que l'endroit, la durée et le type de chaque emploi. Ce type de CV m'oblige à chercher l'information à deux endroits.
  4. Donner trop d'information : pour la même raison que le point 9, si vous mettez trop d'information, vous diluez les points importants et je risque de passer tout droit. 
  5. Inclure une photo, ou des informations personnelles. Lorsque je vois "célibataire" sur un CV, je me dis, "Tiens, un Français pas encore intégré au Québec". Par contre, j'apprécie une petite ligne à la fin pour indiquer des implications bénévoles ou quelques réalisations personnelles particulières, ou encore des loisirs, idéalement reliés à l'emploi visé.
Se mettre à la place du recruteur
La plupart des recruteurs tolèrent quelques manques dans le CV. Il arrive qu'un recruteur pointilleux rejette une candidature parce qu'il fait le lien entre un CV mal présenté et un manque de compétences. D'autres le font afin de procéder plus rapidement et de se concentrer sur les CV les plus faciles à décrypter.
À l'autre bout du spectre, plusieurs recruteurs seront plus flexibles, pourvu que le profil corresponde aux exigences du poste. Dans tous les cas, se mettre à la place du recruteur en se demandant ce qui lui permet de décider plus facilement et rapidement évitera que le CV se retrouve sur la pile des Non pour la mauvaise raison.

Voici en terminant deux sites web très utiles pour la rédaction d'un bon CV :

mardi 23 août 2016

Top 10 des erreurs de CV - 1re partie

Suite au sondage effectué l'an dernier, j'ai pris en note vos souhaits d'avoir quelques billets écrits selon le point de vue de l'employé ou du chercheur d'emploi au lieu du responsable RH / employeur. 


Je commence aujourd'hui par les 5 erreurs les plus fréquentes vues sur les CV ou lors de leur envoi. Les chercheurs d'emploi y verront tout de suite un intérêt, et les personnes qui font du recrutement pourront y comparer leurs impressions. Voici les erreurs les plus fréquentes et ce qu'un recruteur pourrait en penser :
  1. Envoyer un CV ne correspondant pas au moins un petit peu au profil demandé : erreur numéro 1 reprochée aux candidats, qui fait perdre du temps à tout le monde. Quel employeur ira former un ébéniste pour devenir comptable ou un préposé aux bénéficiaires pour devenir livreur ? À moins d'une pénurie évidente dans votre secteur d'activité, svp gardez votre énergie pour les postes au moins un peu accessibles à vos expériences ou formations. 
  2. Ne pas vous rappeler que vous aviez postulé quand on vous contacte par la suite. Moins fréquent mais très dommage, parce que vous auriez peut-être été sélectionné pour l'entrevue si vous n'aviez pas répondu ceci à mon appel.
  3. Les fautes de français : plus ou moins importantes selon le poste, personnellement je rejette presque toutes les candidatures dont le niveau de français est inférieur à celui exigé. Si vous n'êtes pas capable de faire l'effort de corriger le français dans un CV...
  4. Donner une image non professionnelle : oublier de joindre le CV est un grand classique qu'on fait tous, facilement pardonné par la plupart des recruteurs heureusement. Par contre, NE PAS demander dans le 2e courriel "Svp oubliez le courriel précédent, LOL !" - Cas réel... Utiliser le même ton dans un courriel professionnel que dans un statut Facebook manque de maturité, même pour un étudiant...
  5. Envoyer un fichier non compatible avec mon ordinateur. Ce peut être un fichier Word d'une autre version qui sortira bizarrement à mon écran ou même un fichier corrompu. Veillez à sortir une version PDF vérifiée pour vous donner la certitude d'être lu. Pour la même raison, vous prenez une chance en mettant votre CV en ligne et en envoyant seulement le lien : certains recruteurs ne pourront l'ouvrir, que ce soit par manque de compatibilité, par crainte de virus ou pour cause de pare-feu d'entreprise mal réglé.
Cliquez ici pour voir la suite avec cinq autres erreurs un peu moins importantes...

mercredi 17 août 2016

Quelle est la durée des vacances de nos lecteurs ?

J'avais terminé au début de l'été avec un sondage sur le nombre de semaines de vacances que les gens avaient l'intention de prendre.

À la question "Combien de vacances prenez-vous cet été ? (entre le 24 juin et le 5 septembre 2016)", Voici les résultats obtenus auprès des 33 répondants :

  • Aucunes (1) 3%
  • Quelques jours (2) 6%
  • 1 semaine (3) 9%
  • 2 semaines (16) 48%
  • 3 semaines (5) 15%
  • 4 semaines ou plus (6) 18%
Comme on peut s'y attendre, près de la moitié des gens prennent 2 semaines durant l'été. Ce qui m'intrigue plus, c'est qu'il y a un peu plus de gens qui ont l'intention de prendre 4 semaines ou plus que 3 semaines. Certains répondants prennent donc l'été complet ou en partie, peut-être parce qu'ils occupent un emploi saisonnier ou travaillent dans le milieu scolaire.

J'en profite pour vous souhaiter une bonne fin d'été à tous !

mercredi 8 juin 2016

Pas encore les vacances ! Dossier...

Je prendrai des "vacances de blogue" jusqu'à la mi-août, afin de profiter de l'été et vous revenir avec de nouvelles idées.

J'en profite pour vous remercier de me lire et vous souhaiter un bon été et de bonnes vacances.

Mais si presque tout le monde rêve d'en avoir plus, la tendance actuelle est bizarrement à la réduction de leur durée et à une baisse de satisfaction des salariés...

Tendance à la baisse?
Ce sondage de 2015 montrait que les salariés prévoyaient prendre en moyenne deux semaines de vacances en 2015, alors que la moyenne était de 2,2 semaines en 2014 et 2,3 en 2013.

Qu'est-ce qui peut expliquer cette tendance? Peut-être parce que 18% des répondants ont dit revenir plus stressés qu'ils ne l'étaient avant de partir? Ou parce que 40% d'entre eux se sentent obligés de garder le contact avec le travail?

Ce n'est pas non plus comme si nous étions en avance en terme de nombre de jours de vacances et de congés fériés, le Canada étant un des moins généreux parmi les pays industrialisés.

Insatisfaction
Cet autre sondage (2016) confirme d'ailleurs que la majorité des Canadiens est insatisfaite de la politique de vacances de leur employeur.

Pourtant l'expérience terrain et les études scientifiques ont démontré l'importance de prendre des vacances complètes au moins une fois par an, incluant la déconnexion complète - oui, oui, j'ai bien écrit "complète", dans le sens de AUCUN petit courriel ou appel pour être sûr que tout va bien...

De bonnes raisons pour décrocher
Cet excellent article de Québec-Science explique même les fondements scientifiques de notre besoin de vacances. Pour plus d'arguments, cet autre article peut vous aider à convaincre quelqu'un, y compris vous-même :)

Et je vous souhaite un bon début d'été!

Pour aller plus loin :
Nombre de jours de vacances et congés fériés par pays (en anglais)
 ou voir ici la version française (moins complète)
Un résumé de la Loi québécoise en matière de vacances

Et mes précédents billets sur le sujet :
 Bonnes vacances et liens utiles
 Petits rappels utiles avant les vacances... 
 Pour réussir ses vacances
 10 trucs pour faciliter vos vacances


mardi 7 juin 2016

Sondages sur la durée des vacances

Pour compléter mon billet sur les vacances, voici un petit sondage absolument pas scientifique sur la durée des vacances :




et vous laisse sur cette image de vacances tranquilles :

mardi 31 mai 2016

Sondage blogue : les résultats

Vous vous rappelez peut-être si vous y avez participé : j'avais fait un sondage fin 2015 et demandé votre aide pour m'aider à améliorer mon info-lettre et mon blogue. Tout d'abord je vous remercie pour votre générosité, vous avez été près de 120 à y répondre ! Et vous vous êtes exprimés de belle façon, en proposant plusieurs idées, critiques constructives et compliments. Merci !!

Merci également à la gagnante du tirage au sort, Mme Karine Bérubé de Nature-Action Québec.

Et voici un résumé des résultats :

Ce qui vous intéresse comme contenu
  1. Reconnaissance, ambiance de travail - 79%
  2. Travail d'équipe, appartenance - 69%
  3. Rendement, performance, productivité - 68%
  4. Droit du travail et autres obligations légales - 67%
  5. Embauche et fidélisation - 66%
  6. Formation des employés - 58%
De nouvelles formules à explorer ? Oui !
  1. Étude d'un cas vécu  - 78%
  2. Le point de vue du salarié - 69%
  3. Paraboles pour gestionnaire (un peu comme les histoires à la Boucar Diouf) - 55%
Ou moins sûr...
  1. Les RH dans d'autres pays - 26%
  2. Les RH d'autrefois  - 23%
Quelques suggestions reçues et mes commentaires
  • Ajouter de la vidéo : ouf, là je m'éloigne vraiment de ma zone de confort... peut-être en 2017 ?
  • Mieux trier les sections, ajouter des mots clés : je vais y porter plus d'attentions, même si la plate-forme n'est pas la meilleure pour ceci. Peut-être un changement de plate-forme à envisager dans les prochaines années.
  • Améliorer le design : c'est mon point faible, l'application "graphisme" n'a pas été téléchargée à ma naissance. Pour mon prochain changement de plate-forme je vous promets de consulter un graphiste avant de prendre mes décisions à ce sujet.
  • Ajouter des liens complémentaires : celle là était plus facile, j'ai déjà commencé à ajouter une section "pour aller plus loin" au bas de plusieurs billets.
  • Parler des meilleures pratiques : je pense pouvoir en intégrer dans des billets de type "Étude d'un cas vécu".

Merci encore, je vous reviendrai cet automne avec quelques nouveautés inspirées de vos réponses.

mardi 24 mai 2016

7 erreurs de comms en RH

Un peu d'humour "RH brutes" ...*

Chers collègues et gestionnaires, comme les employés s’en plaignent souvent, voici les erreurs que je vois le plus souvent dans vos communications. Sans rancune…

1- Le monologue
Communication, retournez voir Wikipédia parce que le mot le dit, ça prend - au moins-  deux personnes.

2- Faire passer les papiers avant les humains
Le papier ne sert à rien si vous ne l'appuyez pas de votre personne. En personne.

3- Non, les RH ne peuvent pas faire ça à votre place...

4- 90% des gens se plaignent d’être mal informés de ce qui se passe dans l’entreprise 
Est-ce surprenant quand vous dites qu’il ne faut surtout pas en dire trop aux employés? Qu'ils n'ont pas besoin de tout savoir? Et VOUS vous plaignez de ne pas être assez informés par les grands patrons?

5- Dans un conflit, dire qu’il faut rester rationnels
Pendant que vous devenez tout rouge et commencez à crier…

6- Vous vous cachez derrière une politique
Les employés ont l’impression que vous avez peur. Puis vous vous plaignez que la politique n'est pas respectée et vous envoyez un mémo. Relire le point 2.

7- Dire un objectif mais valoriser autre chose
Comme un autre résultat, le nombre d’heures travaillées ou le respect du processus. Rien de plus déprimant et vide de sens. Voir également ce billet sur le même sujet.

* RH brutes est mon alter ego plus sombre,  le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif 

mardi 17 mai 2016

Trucs de sourcing avec Sandrine Théard - 2e partie

Voici la deuxième partie des trucs de sourcing généreusement partagés par Sandrine Théard. Cliquer ici pour voir la première partie.

LinkedIn
LinkedIn est sans doute l'endroit le plus simple pour commencer à faire du sourcing, en même temps il est tout aussi précieux pour les sourceurs avancés parce qu'il concentre la plus grande quantité de candidats québécois après le Placement en ligne. Avant de commencer, assurez-vous de...
  • Ayez un profil impeccable pour projeter une bonne image auprès des candidats contactés ou spontanés.
  • Ne transcrivez pas votre CV, indiquez plutôt vos projets, réalisations.
  • Marquez dans votre profil le type de postes que vous recrutez. C'est un des moyens de réduire le nombre de candidats non pertinents.
  • Publiez l'offre d'emploi dans votre fil Linkedin. Vous pouvez référer à un affichage utilisé ailleurs et/ou utiliser la fonction payante de LinkedIn. En 2015 le coût était de 385$, ou moins si vous achetez un "pack" de plusieurs affichages.
  • Votre réseau est probablement plutôt RH : vos gestionnaires et employés risquent plus d'avoir un réseau similaire aux candidats recherchés. Formez ces gestionnaires et employés pour qu'ils prennent le réflexe de repartager votre annonce avec leur réseau, quitte à envoyer un courriel ou aller les voir quelques minutes pour le leur rappeler.
Ceci vise à augmenter vos chances d'être vu, autant que le nombre de réponses positives des candidats que vous contacterez. Ensuite, pour tirer le meilleur parti de Linkedin :
  • Identifiez les employés qui ont plusieurs contacts, leurs types de réseaux et le type de communications qu'ils sont en mesure de faire.
  • Prenez en note le vocabulaire utilisé pour enrichir vos mots clés.
  • Recherchez les groupes dont font partie vos candidats potentiels.

Indeed
Indeed est un agrégateur d'offres d'emploi. Comme Google vous renvoie une liste de sites web, Indeed fait la même chose avec les offres d'emploi incluant celles du Placement en ligne, Jobboom et même les sites des entreprises elles-mêmes. Plusieurs candidats utilisent seulement Indeed pour chercher un emploi, vous avez donc intérêt à le connaître et à l'utiliser :
  • Y publier une annonce est plutôt simple et gratuit. 
  • La banque de CV est gratuite mais la prise de contact est accessibles seulement aux utilisateurs payants.
  • Selon Sandrine, Indeed arrive deuxième après le référencement interne en terme de qualité de candidats.

Opérateurs booléens
Pour les utilisateurs plus avancés et faire une recherche plus précise dans Google ou ailleurs, l'étape suivante est d'utiliser les opérateurs booléens. Malgré leur nom bizarre, les opérateurs de base se maîtrisent facilement et les connaître permet d'être plus efficace quand vous en faites souvent. Voici trois opérateurs de base :
  • NOT (ou le signe moins "-" dans Google) pour enlever les pages qui contiennent ce mot. 
  • Les guillemets pour obtenir une expression exacte.
  • AND (ou le signe plus "+" dans Google) pour avoir tous les mots 
Quelques outils vous permettent ces recherches avancées de façon plus intuitives, comme Recruit'em.

Pour aller plus loin
22 opérateurs booléens
Un profil LinkedIn qui se démarque excellent ebook de Mathieu Laferrière

mardi 10 mai 2016

Trucs de sourcing avec Sandrine Théard - 1re partie

En 2015, Sandrine Théard de la Source humaine nous a partagé plusieurs trucs de "sourcing". Quelques uns s'adressent à des habitués mais la plupart sont accessibles à tous et vous seront utiles même pour un recrutement traditionnel. Bien sûr ils vous seront encore plus utiles lorsque l'affichage ne donne pas les résultats attendus.

Avant de commencer
Avant de "sourcer", vous avez quelques étapes à franchir :
  • (Désolé de l'écrire, mais c'est tellement important!) Bien définir le poste et le profil recherché
  • Explorer la banque de candidatures du Placement en ligne d'Emploi-Québec
  • Postes spécialisés : être proche des professeurs et des écoles pour accéder aux meilleurs finissants
  • Demander à vos employés actuels où ils ont trouvé leurs emplois, le vôtre et ceux d'avant
  • Faire une recherche sur soi-même et son entreprise dans Google pour évaluer ce qu'un candidat potentiel trouve s'il fait de même. Autant que possible, faites le comme d'habitude, puis refaites-le "non connecté" à votre compte Google pour dépersonnaliser vos recherches.

Commencer par les mots clés
Qui dit sourcing dit recherche par mots clés. Trouver les bons mots clés devient la "clé" d'un bon sourcing...
  • Identifier les mots clés : les mots clés primaires (de la description de poste et les plus évidents), et puis les secondaires par ordre de priorité. Par exemple, pour un chargé de projet en construction, on indiquera ces trois mots plus Coordonnateur, Chef, Directeur, puis le domaine (ex. bois), et d'autres mots souvent liés à ce poste : chantier, architecture, sous-traitants.
  • Identifier les synonymes. Link Humans France a écrit un bon texte sur ce thème.
  • Entre autres, Wikipédia, les gestionnaires, les descriptions de poste, les profils d'un employé type, ou de candidats vus en ligne sont de bonnes sources de fer synonymes.
  • Trouver et noter leur équivalent en anglais et au féminin.
  • Utiliser la recherche simple ou avancée de LinkedIn pour rechercher ces mots. Vous pouvez regarder dans les profils et dans les groupes spécialisés où se trouvent ces candidats.
  • Utiliser la recherche par Google : celle-ci permet d'obtenir tous les profils LinkedIn, pas juste ceux qui sont liés à notre compte.
La suite le mois prochain avec le sourcing sur Linkedin, Indeed et un aperçu des opérateurs booléens.

mardi 3 mai 2016

Le salaire minimum a augmenté au 1er mai 2016

Beaucoup d'étudiants seront touchés par cette hausse
Le taux du salaire minimum est passé de 10,55 $ l’heure à 10,75$ le 1er mai dernier. Le taux des employés à pourboire, de son côté, monte de 9,05 $ l’heure à 9.20 $.

Rappelons que ce taux est vraiment un minimum. Par exemple, si le salarié reçoit de son employeur des avantages ayant une valeur pécuniaire, comme l'usage d'une automobile ou d'un logement, cela ne doit pas ramener son salaire à moins que le taux minimum.

Second exemple : lorsqu'un salarié "payé à la semaine" travaille beaucoup d'heures et qu'il peut démontrer que le salaire hebdomadaire ne lui donne pas le salaire minimum, il pourrait se plaindre à la CNESST (organisme remplaçant la Commission des normes du travail depuis 2016).

Pour plus d'information, la CNESST donne de nombreux exemples de l'application de la Loi du salaire minimum sur son site.

Tendance mondiale
Une tendance mondiale se dessine, surtout depuis la crise financière de 2008, d'augmenter de façon importante le salaire minimum. Ainsi des économistes aimeraient le voir atteindre les alentours de 15$ de l'heure et des pays qui n'en avaient aucun jusqu'à présent, comme l'Allemagne, ont décidé d'en mettre un en vigueur dans les dernières années.

Quelques articles récents pour aller plus loin :
Pauvres travailleurs au salaire minimum
Pour un salaire minimum à 15,10 $/heure
Le Québec aura son salaire minimum à 15 $ l'heure en 2021 ou en 2037?


jeudi 28 avril 2016

12 trucs surprenants pour être très productif - no 2

Voici la suite des 12 trucs pour être plus productif * - cliquer ici pour voir la première partie.

7- Regardez des photos de bébés animaux 
Des participants à une étude japonaise ont vu leurs performances augmenter de 44% pour des tâches exigeant de la concentration. Comment ? Simplement après avoir regardé des images de bébés animaux ! L’étude conclut que regarder des objets « mignons » éveille des émotions qui stimulent la capacité à se concentrer.
Ces images auraient un effet encore plus bénéfique que la vue d’animaux adultes ou de plats appétissants. Besoin de concentration ?  Cliquez ici !

8- Dégagez votre espace de travail 
Pour la majorité, désordre et concentration ne vont pas ensemble. Dans un sondage, 77% des gens estimaient que le désordre nuisait gravement à leur productivité, et plus de 50%, que leur leur motivation s’en trouvait affectée. En même temps on connaît tous quelqu’un pour qui un certain chaos a l’effet opposé, et certaines études montrent un lien entre capacité à se concentrer et environnement désordonné.
Vos piles de papiers vous gardent créatif ? Ou elles vous rendent au contraire inefficace ? À vous de suivre votre tendance naturelle. Et avec le bureau sans papier, ce choix sera-t-il bientôt chose du passé ?

9- Écoutez de la musique 
Bien qu’on ait pas démontré de lien direct entre l’écoute musicale et la productivité au travail, la musique stimule la production de dopamine par le cerveau, ce qui rend heureux. Une recherche de l’université de Windsor, en Ontario, a découvert ceci ; parce que leur état d’esprit était détendu, le groupe des travailleurs qui avaient écouté de la musique ont conçu des projets informatiques plus intéressants, plus rapidement.
Le stress réduit, entre autres, notre capacité à laisser venir la meilleure solution, à envisager de nouvelles options.

10- Allez au café du coin 
À un niveau modéré de 70 décibels, ce type de fond sonore accroîtrait directement la performance lors de l’exécution de tâches qui demandent de la créativité, selon un article publié dans le Journal of Consumer Research. À défaut de vous imprégner de l’ambiance sonore du café le plus près de votre lieu de travail, vous pouvez aussi télécharger des bruits ambiants comme si vous y étiez…

11- De l’exercice… même au bureau
Ce n’est un secret pour personne : faire de l’exercice régulièrement vous rend heureux, productif et en santé. Et rester actif pendant les heures normales de bureau accroît aussi votre productivité même si vous passez alors, techniquement, moins de temps à travailler.
Stationner un peu plus loin que d’habitude, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, allonger son trajet durant ses déplacements à pied, réserver des midis pour s’entraîner, ou encore, simplement répondre au téléphone debout ou contracter ses abdominaux à certains moments de la journée… une foule de petits gestes pour vous garder alerte en tout temps !

12- Prenez vos vacances
Saviez-vous que selon 90% des dirigeants d’entreprise, leurs employés reviennent revigorés de leurs vacances et sont plus efficaces ? Passer du temps en famille ou avec ses amis, loin du bureau, crée aussi des souvenirs qui apaisent et diminuent les risques de dépression, de prise de poids, d’hypertension, sans compter le burnout… Travailler de longs mois sans prendre une pause significative peut nous faire glisser dans un état de stress chronique, d’épuisement et de sentiment d’inaccomplissement au travail. Prenons le temps qui nous est donné pour recharger nos batteries – du temps précieux !

* Ces trucs sont tirés de "12 Unexpected Productivity Hacks That Actually Work" de Lindsay Kolowich.

mercredi 20 avril 2016

Six in-différences entre RH et politique ?

Un peu d'humour "RH brutes" aujourd'hui *

La cote de popularité des politiciens est toujours à peu près dans les derniers, à côté des vendeurs d'auto usagées, qui n'ont pourtant pas été élus, eux. Étonnant d'ailleurs de crier autant après ceux qu'on élit mais bon, on est pas à une contradiction près.

Des amis et moi on se disait que cette cote semble encore plus basse ces dernières années, des fois avec de bonnes raisons d'en vouloir à tel maire menteur ou tel ministre coupeur de têtes.

Comme on est en RH, on on a fait six parallèles entre les ressources humaines et la politique :

Intérêt
La politique est un des sujets qui peut susciter autant d’intérêt ou de dégoût qu’un documentaire sur les acariens, ou au contraire déclencher des débats passionnés. Les RH également.

Art de dire non
La politique est l’art de dire non sans que ça paraisse. Les RH ont souvent à faire ça aussi.

Le beurre et l'argent du beurre
Les politiciens ont souvent l’impression que leurs électeurs veulent la lune tout en hurlant si on leur demande d'en faire/payer un peu plus en échange. Les RH également.

Hypocrisie
En politique, beaucoup font semblant d’être gentils avec vous pour avoir un chèque. En RH aussi.

Perceptions
En politique, les gens pensent que c’est facile et que vous faites la « grosse piasse » entre deux cocktails bien amusants. À part les cocktails, les gens pensent ça des RH.

Implication
Finalement, en politique comme en RH, il y en a beaucoup pour chiâler, mais peu qui s’impliquent.

* RH brutes est mon alter ego plus sombre,  le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif 

mardi 12 avril 2016

12 trucs surprenants pour être très productif - no 1

J'ai lu récemment un article très intéressant sur "12 Unexpected Productivity Hacks That Actually Work" de Lindsay Kolowich.

Ces "trucs" expliquent l'importance de prendre des pauses, de dormir et de bien manger et pourquoi cela aide à être plus productif au total.

Ils aident aussi à comprendre la perspective des générations plus jeunes qui n'ont pas l'intention de faire comme leurs parents... Un d'entre eux l'avait bien résumé ainsi : "Être débordé comme mode de vie ? Non merci !"

J'ai traduit puis résumé les principaux points. Voici en première partie les numéros 1 à 6 :

1- Travaillez moins !
Surprenant, mais plusieurs études démontrent que la productivité augmente lorsqu'on réduit le nombre d'heures, spécialement lorsqu'on dépasse 50 heures de travail par semaine. Ceci jusqu'au point où ceux qui travaillent plus de 8 heures par jour ou plus de 70 heures par semaine ne produisent pas plus que ceux qui travaillent moins d'heures.

2- Déjeunez !
Les gens qui prennent le temps de déjeuner "récupèrent leur mise". Au lever, le cerveau est littéralement en manque de sucre, son principal carburant. Comme le sucre seul possède peu d'avantages, prendre un café sucré règle peut-être le problème à court terme mais vous assure une journée en montagnes russes jusqu'au coup de barre de 5 heures.
Testez le déjeuner santé durant quelques semaines et voyez les effets sur votre travail. Si vous êtes du genre incapable d'avaler quoi que ce soit au lever, planifiez une collation ou un smoothie protéinés que vous prendrez le plus tôt possible dans la journée. Des aliments spécifiques sont également suggérés dans l'article.

3- Dormez plus !
Plusieurs études montrent les effets importants du manque de sommeil sur la productivité et la concentration. Les besoins en sommeil varient d'une personne à l'autre mais seulement 1% à 3% de la population peut bien fonctionner sous la barre des 7 heures par nuit. Les autres finissent peut-être par s'en accommoder par habitude mais accumulent certains problèmes de santé tout en demeurant moins productifs que s'ils avaient dormi une heure ou deux de plus.

4- Arrêtez d'être perfectionniste ! 
Ça fait partie de la personnalité de plusieurs, mais ça peut nuire beaucoup à notre productivité. L'article suggère de d'évaluer le moment où on sort de l'efficacité pour tomber dans le perfectionnisme, entre autres avec des indicateurs comme : le résultat obtenu répond-il à l'objectif de départ ? Le niveau est-il équivalent ou supérieur à celui des travaux effectués dans le passé ?

5- Par pitié, prenez votre heure de lunch !
Ce ne serait pas tant le fait de manger que de prendre une pause et sortir prendre l'air. Plus besoin de rappeler que rester assis, à l'intérieur, sans pauses, est mauvais pour la concentration, la créativité, la productivité et la santé. Bref, une marche de 15 minutes vous permettra d'améliorer d'un coup votre plaisir autant que votre productivité au travail.

6- Faites la sieste zzz...
Une étude de la NASA a montré qu'une sieste d'environ 30 minutes pouvait augmenter la productivité jusqu'à 35% et l'attention jusqu'à 54%. Une demi-heure très payante quoi! S'il est impossible de dormir au travail, prenez au moins quelques minutes pour rêvasser (et on ne parle pas de consulter Facebook!) afin de reposer les fonctions productives ou attentives du cerveau, qui vous en remerciera en étant plus efficace par la suite.

mercredi 6 avril 2016

Sept étapes pour recruter sur Facebook

Nous avions vu dans un premier texte pourquoi Facebook est devenu important dans le recrutement. Voici les étapes pour démarrer sa page d'employeur.

1- Pensez-y avant de commencer 
Avez-vous les ressources pour y publier du contenu pertinent au moins deux fois par mois ? Est-ce que vos candidats s'y trouvent au moins un peu ? Est-ce un bon moment ? On ne démarre pas une page Facebook lors d'un conflit de travail ou après une vague de mises à pied...

2- Créez votre page
Descriptif, mission, photos ou vidéos, vous devez inclure quelques informations intéressantes pour commencer. Consultez le web, préparez vos fichiers puis créez votre page. Il y a beaucoup de sites pour vous y aider sur le web, entre autres l'aide de Facebook et d'autres pour vous guider dans les tailles d'image, etc. Prenez le temps de tester quelques formats et de demander des avis autour de vous.

4- Créez du contenu de base
Trouvez et publiez deux ou trois nouvelles et liens intéressants pour vous pratiquer. Si vous manquez d'inspiration, trouvez des mots clés en lien avec votre domaine avec votre équipe et recherchez ces mots-clés dans Google, puis dans les Images, les Actualités ou les Vidéos de Google. Notez les liens et idées qui viennent pour faciliter l'inspiration dans les mois suivants et cherchez des suggestions sur le web. Pensez également à des nouvelles de l'entreprise, des réalisations des employés, etc. Mettez-vous à la place des gens qui seront abonnés à votre page : qu'est-ce qui est susceptible de les toucher ?

4- Augmentez les abonnés
Demandez à vos amis Facebook de s'abonner, ajoutez le lien pour votre page Facebook à la fin de votre courriel, envoyez le lien et une suggestion d'abonnement à vos employés, collègues, etc. Si vous leur demandez leur avis sur votre nouvelle page Facebook, vous faites d'une pierre deux coups. Lorsque vous êtes sûrs de la qualité du contenu, faites ajouter le lien à votre page web d'entreprise, au moins à la section Emplois. Faites en la promotion auprès de vos clients, fournisseurs, etc.

6- Créez une routine
Instaurez un moment fixe, au moins chaque semaine, pour trouver du contenu et programmer des publications à venir. L'idéal est entre une publication par semaine et deux par jour, mais ça peut varier en fonction de votre type d'entreprise. L'important est de créer un rythme que vous êtes capable de tenir et de le briser légèrement de temps à autre. Suivez les interactions AU MOINS une fois par jour, quitte à programmer votre cellulaire pour vous avertir en temps réel si vous recevez un message, par exemple. Y réagir rapidement est une condition pour être pris au sérieux sur Facebook.

7- Publiez une offre d'emploi
Une fois votre page intéressante pour un éventuel chercheur d'emploi, vous pourrez ENFIN proposer une offre d'emploi en insérant une courte description et un lien vers votre offre d'emploi (sur votre site web régulier ou un site spécialisé comme Emploi-Québec par exemple). Diffusez-la en la partageant sur votre compte personnel et en invitant vos collègues et employés à la faire circuler sur leurs comptes personnels.
Les offres d'emploi ou autres publications "marketing" ne devraient pas dépasser 25% du contenu total.

Nous verrons ce qui rendra une offre d'emploi plus (ou moins) intéressante sur Facebook dans les prochaines semaines.

mardi 29 mars 2016

Facebook pour recruter oui ou non ?

Est-ce que Facebook est un bon endroit pour recruter ? Probablement pas... pour le moment. À moins d'être un employeur connu, sympathique ou oeuvrant dans un milieu générant un fort engagement (ex. caritatif, culturel, politique, environnemental, etc.) vous aurez peu de candidats avec ce médium.

Les côtés sombres de Facebook
Les gens ont encore de drôles de réactions sur Facebook. Quelqu'un peut regarder des tonnes de vidéos de chat démarrant par une pub de 30 secondes, puis se sentir vaguement insulté de se faire offrir un emploi, parce qu'il considère Facebook comme quelque chose de personnel. Ou il peut la trouver assez intéressante pour la faire parvenir à des dizaines de personnes. Qui peuvent la faire circuler également. Mais qui peuvent malgré tout générer peu ou pas de candidatures.

Alors pourquoi se donner la peine ?
Comme Facebook est devenu le média social le plus utilisé et qu'il est gratuit pour son usage de base, il est intéressant d'y développer sa marque employeur tout en apprenant comment y faire circuler ses offres d'emploi. Dans un avenir plus ou moins rapproché, il est probable qu'il devienne incontournable, surtout en période de rareté de candidats. Si on compte les chercheurs actifs et passifs, ça commence à faire pas mal de monde, dont la moitié va sur Facebook régulièrement !

D'ici là, le fait d'apprendre comment utiliser Facebook est très utile pour développer ses aptitudes dans le marketing d'une offre d'emploi et l'usage des médias sociaux pour atteindre les candidats. Des habiletés difficiles à maîtriser tant qu'on reste avec les moyens traditionnels de recrutement.

Le futur...
Facebook vient d'ajouter l'affichage des offres d'emploi sur les pages d'entreprise, démontrant son désir de développer cet aspect de son offre. Les gens s'habitueront peu à peu à y voir des offres d'emploi et leur intérêt augmentera d'autant. Et si Facebook connait le succès avec "Facebook at work" (un équivalent de Linkedin), ce sera encore plus important d'y être présent en tant qu'employeur.

Nous verrons dans un prochain billet les sept étapes pour publier une offre d'emploi sur votre page Facebook d'entreprise.

Pour aller plus loin
Facebook pour trouver un emploi
Plus dinformations sur Facebook at work
L'école des HEC parle des médias sociaux et recrutement