mardi 19 novembre 2013

Frustration de recruteur - de RH brutes

Comme promis dans mon dernier billet, voici le premier texte de mon alter-ego plus sombre, RH brutes. Avertissement : le ton est plus direct que dans mes billets habituels.

Si vous avez eu à embaucher sur Jobboom ou autre sur le web, une source sans fin de frustration pour le recruteur est... le candidat lui-même.

Attention! Pas n’importe lequel, celui qui utilise tous les mots-clés, tous les tags, coche tout en espérant être vu par un max d’employeurs… Et ces fâcheux sont sur-représentés dans les jobs TI. Le problème, c’est qu’à partir du moment où tu demandes à des candidats de s’auto-évaluer, ça devient n’importe quoi. Ils mettent les mots clés dès qu’ils ont lu un article sur le sujet (et encore…) en se disant qu’ils vont "popper" sur la recherche de l’employeur.

Et j'ai gagné le tour de France l'an dernier...
Le recruteur, lui, est bien écoeuré de perdre son temps avec un "frais sorti de l’école" qui prétend une expérience significative dans tous les langages informatiques imaginables.

Idée : permettre à l’employeur d'écrire dans le dossier du candidat (ok ok confidentiellement) genre "hey le cave, arrête de dire que t’as 10 ans d’expérience dans le truc X alors que ça fait juste depuis 2007 que ça existe!"
Hé que ça ferait du bien!

Et pourquoi pas un système d’audit pour candidat et pour employeur ? Un candidat ISO-9001... il me semble que je l’appellerais plus vite que les autres :)

RH brutes se dévoile

Je dois vous avouer quelque chose : je vous cachais un aspect de ma personnalité qui est un peu plus sombre.

Une conseillère RH doit toujours être de bonne humeur, conciliante, un peu plus ferme quand il le faut mais toujours posée, avec le sourire. Pour m'aider à passer au travers, j'avais créé un blogue un peu plus méchant, plus direct, où je présentais les cas les plus drôles, les plus pathétiques ou les plus agaçants. Ce blogue, c'est RH Brutes.

Il y a quelques jours j'ai décidé de reprendre les meilleurs de ces textes pour illustrer par l'humour ou l'éditorial quelques cas intéressants en gestion et en ressources humaines. La plupart sont des cas vécus, par moi ou des gens que je connais bien. Quelques uns sont un peu le "sommaire" de plusieurs cas similaires. Bien sûr, tous les noms ont été changés. Je peux être méchante, mais je veux garder mes clients ;)

J'espère que vous aurez vous-mêmes quelques cas humoristiques à partager avec nous, en changeant les noms bien sûr :)

Avertissement : le ton est moins poli que mes billets habituels. Tous les noms sont fictifs.

lundi 11 novembre 2013

Le marché de l'emploi au Québec

Voici les derniers chiffres sur l'emploi au Québec, datant d'octobre 2013. Je suggère aux employeurs qui recrutent de s'intéresser aux chiffres sur l'emploi pour mieux anticiper et confirmer la rareté de main d'oeuvre.

Le Bulletin sur le marché du travail au Québec nous indique le taux de chômage est en légère baisse de 0,1% pour atteindre 7,5%. Le niveau d'emploi a augmenté de 0.8%, essentiellement grâce aux emplois à temps plein. En tout, l’emploi a progressé de 24 500 (+ 0,6%), par rapport à la même période de 2012.

En octobre, les secteurs qui ont le plus augmenté sont l’hébergement et les services de restauration (+ 26 000), la fabrication (+ 11 000) et les soins de santé et d’assistance sociale (+ 8 900). Le recul de l’emploi le plus important a été enregistré dans le secteur de la construction (- 12 500).

En terminant, voici quelques données pour les grandes régions autour de Montréal et au Canada :
  • Grand Montréal 7,9%
  • Ile de Montréal 9,9%
  • Lanaudière 8.4%
  • Laurentides 6,9%
  • Laval 6,9%
  • Montérégie 6,8%
  • Québec (ville) 5,5%
  • Ontario 7,4%
  • Canada 6,9%

vendredi 1 novembre 2013

Le changement au travail en 8 points, 2e partie

Même les chats peuvent apprendre à aimer l'eau froide!
Dans le précédent billet, nous avons comparé le changement à une douche froide. Reprenant cet exemple, voici comment faciliter le changement en entreprise.

1- Soudain, l'eau devient froide! Plus vous étiez dans le confort, plus le choc est grand
Favoriser une culture du changement et encourager souplesse et polyvalence, promotions horizontales, remplacement durant les vacances, formation, pratiques d'amélioration continue, etc.

2- Il faut une bonne raison : on ne se lave pas à l'eau froide pour le plaisir
S'il y avait un seul point à retenir : s'assurer que les gains dépassent l'inconfort ESSENTIEL pour celui qui le subit! Ceci pour transformer l'expérience de long et pénible en presque facile et relativement agréable. En fait, une des premières conditions de succès du projet.

3- Vous espérez qu'on vous le dise AVANT d'embarquer dans la douche
Informer et préparer le terrain avant de commencer. Ça oblige à bien préparer son projet, ce qui fait aussi une grande différence.

4- Si vous avez le contrôle, vous ferez tout pour revenir à la température d'avant
Limiter la tendance naturelle de revenir dans la zone de confort. Commencer par vendre le projet aux employés, cerner l'objectif (voir point 2), puis favoriser un bon climat de changement. Inclure éléments ludiques dans la formation et le changement, leaders positifs, exemple de la direction, portion d'atteinte des objectifs dans l'évaluation de rendement, etc.

5- Si vous n'avez aucun contrôle, vous sortirez probablement de la douche en colère
Résistance et colère sont-elles les seules façons qu'un employé a d'exprimer son inconfort et son impuissance? Augmenter le sentiment de contrôle et donner des occasions de s'exprimer pour évacuer les frustrations : implication, consultation, écoute des employés, ajustements en cours de route.

6- La plupart des gens vont faire un ajustement graduel, peu à peu
Planifier des étapes prévisibles et du temps pour laisser le temps aux gens de s'adapter. Si c'est impossible, les autres points sont d'autant plus importants à respecter.

7- Certains trouvent que l'eau froide c'est stimulant. Ou au contraire insupportable.
Utiliser l'enthousiasme des premiers, et accompagner les seconds. Et agir rapidement si quelqu'un est incapable de s'adapter : former, adapter le contexte ou accepter que l'employé n'est peut-être plus à sa place.

8- Vous ne le ferez certainement pas si on ne vous dit pas pourquoi, et qu'en plus la personne qui vous le demande, se lave à l'eau chaude, elle!
L'engagement de la direction est primordial, d'abord pour légitimer le changement, ensuite pour donner l'exemple. Ces deux points montrent le respect et de considération pour les employés, nécessaires pour obtenir leur engagement.

La résistance au changement est saine, sinon on serait en changement perpétuel dans toutes les sphères de nos vies, je veux dire encore plus que présentement. Un certain "chiâlage" est aussi normal pour exprimer et d'évacuer l'inconfort. Si ça augme au point de nuire au projet, c'est alors un symptôme de ce qui ne va pas dans le processus de changement. Un peu comme un système d'alertes, on peut les faire taire ou les utiliser pour améliorer le projet.