mardi 21 février 2017

Tricheurs en entreprise, des exemples

Ce billet fait partie d'une série sur la question des tricheurs et menteurs en entreprise - cliquer ici pour voir la série complète. Voici pour conclure quelques exploits de "tricheux" que j'ai vus passer, certains exemples sont même drôles...

Recrutement
Le candidat a un trou d'environ deux ans sur son CV :
- J'étais en Alberta, pour le pétrole... J'ai fait des jobines... sur des puits de pétrole...
- Quel genre de jobs, et pourquoi vous n'indiquez pas cette expérience ?
- Ça s'est mal terminé, on avait acheté une ferme en Saskatchewan, juste avant la crise de la vache folle." Coudon, il était dans le pétrole ou l'agriculture ? En Alberta ou en Saskatchewan ?

Un CV indique que le candidat a travaillé à Tunis, Ontario, et Nantes, Québec... Or, les employeurs indiqués ont une adresse située à Tunis en Tunisie et à Nantes en France... Oui il y a bien ces deux villes en Ontario et au Québec, mais quand même !


Vol de temps
Un employé surpris à surfer sur des sites pornographiques plusieurs heures par semaine a tenté de justifier qu'il vivait beaucoup de stress dans son travail et avait bien le droit de se détendre un peu... Il a pu aller se détendre pour de bon à la maison.

Double allégeance
Engagée par une entreprise de rénovation pour faire les descriptions de poste, je discute avec le représentant des ventes. Vantant son grand réseau dans le domaine de la construction, il s'échappe et mentionne qu'il aide les clients à obtenir des services complémentaires. Malgré sa tentative de rattrapage, il a dû admettre qu'il recevait une commission des autres entreprises, à l'insu de son patron. Résultat, il en a perdu son emploi.

Volé par le patron
Des fois ce n'est pas l'employé qui est malhonnête... Un cantinier "sous-traitant" devait acheter les articles à son "patron-fournisseur" pour les vendre durant la journée. Le soir, il ramenait les invendus à l'entrepôt, mais il s'est rendu compte que certains articles disparaissaient durant la nuit ! Lorsqu'il en a parlé à son patron, celui-ci l'a congédié vu qu'il "ne vendait pas assez"...

Papeterie en demande en septembre
Trouvant que la papeterie coûtait cher, un gestionnaire a commencé à faire un inventaire de la papeterie mensuellement au lieu d'annuellement. Il a trouvé que le tiers des fournitures était consommé fin août, alors que leur saison d'embauche avait lieu au printemps. Il semble que certains parents se servaient dans l'armoire... L'inventaire, une bonne façon de déceler les erreurs et les fraudes.

Refus de prendre des vacances
La comptable refusait de prendre des vacances depuis plusieurs années. Lorsqu'elle est tombée malade et a dû s'absenter, la remplaçante s'est aperçu que la dame détournait des fonds sous couverts de transactions de taux de change. Pire, elle utilisait cet argent pour... jouer au casino !

jeudi 16 février 2017

8 conseils pour éviter les tricheurs à long terme

J'ai parlé des tricheurs à quelques reprises dans les derniers mois - vous pouvez voir la série complète en cliquant ici. Voici quelques manières de prévenir l'embauche ou l'arrivée de tricheurs dans son entreprise.

Avant d'embaucher
  1. Les tricheurs "professionnels" soins moins nerveux que la moyenne des gens en entrevue. Si le candidat est trop à l'aise, ou "trop beau pour être vrai", c'est peut-être un candidat exceptionnel, mais il vaut mieux ajouter quelques vérifications à votre processus. 
  2. Valider les références : les tricheurs peuvent être charmeurs, mais tâchez de voir s'ils ont été identifiés comme tels par d'autres entreprises.
  3. Vérifier le parcours et la cohérence entre ce qui est dit dans le CV, en entrevue téléphonique, en entrevue en personne et par les références des employeurs antérieurs. 
  4. Testez dès l'entrevue les éléments qui peuvent l'être : connaissances techniques, langues, habiletés. Les tricheurs sont souvent bons en entrevue et peuvent l'être moins en situation réelle. 
  5. Certains tricheurs sont audacieux, vérifiez les affirmations "exotiques" ou les plus impressionnantes avec des tests et vérifications appropriées. Le candidat dit qu'il est le meilleur programmeur Java en Amérique ou qu'il a travaillé trois ans en Allemagne? N'hésitez pas à lui demander de traduire de l'allemand, lui poser une question sur les lieux de ses emplois ou voyages exotiques, à lui faire passer un test de programmation, etc.
  6. Dans les postes impliquant la manipulation d'argent, de véhicules ou demandant une grande probité, les validations du crédit, du dossier de conduite et du dossier criminel sont peu coûteuses et peuvent vous sauver de mauvaises surprises.
7. Des salaires compétitifs
Une gestion saine et des salaires compétitifs évitent que des employés frustrés se sentent justifiés de se "repayer" d'une façon ou d'une autre.

8. Le sentiment d'appartenance, la meilleure des préventions
Elle ne repose pas sur des caméras, des serrures ou plus de sécurité. Les milieux les plus sécuritaires sont ceux où les gens ont un bon sentiment d'appartenance. Favoriser les activités et les liens entre les employés en marge du travail : ceci demande peu de ressources si on y accorde un peu de temps. Il y a une constante humaine : on triche beaucoup moins avec les gens qu'on apprécie qu'avec ceux qu'on ne connaît pas. Sans compter qu'une équipe soudée identifie plus rapidement les tricheurs.

Pour aller plus loin
Comment détecter la fraude en entreprise

mardi 7 février 2017

10 conseils pour recruter durant une pénurie - no 2

Les candidats de plus en plus sélectifs...
Dans le billet précédent, nous avons vu qu'il y a une rareté croissante de la main-d'oeuvre qualifiée, et que la démographie va amplifier cette tendance pour les prochaines années.

Voici quelques façons de faciliter le recrutement en période de rareté.

Commencer par se remettre en question...
La façon la plus simple de réduire les impacts d'une pénurie est d'abord de réduire le taux de roulement autant que possible.

Ensuite de remettre en question nos choix qui nous portent par réflexe vers les candidats les plus sollicités. Vous n'êtes pas seul à vouloir des candidats de 3 à 5 ans d'expérience acceptant de travailler les fins de semaine au salaire d'autrefois... C'était peut-être "le bon vieux temps", mais on ne peut pas vraiment parler de pénurie...

Les moyens les plus simples quand c'est difficile de recruter
  1. Avoir un processus de recrutement et d'accueil de qualité. C'est encore plus critique durant les périodes de rareté afin d'éviter qu'un candidat ait une mauvaise impression ou accepte une offre concurrente. Dans le même esprit, se rappeler qu'un candidat de qualité reçoit souvent plusieurs offres d'entrevues ou d'emploi. 
  2. Planifier autant que possible les recrutements à l'avance et prévoir un peu plus de temps. La recherche demandera peut-être un peu plus de temps, d'afficher à plusieurs endroits, etc.
  3. Réduire les critères. Le candidat a-t-il vraiment besoin d'un DEC ? d'être parfaitement bilingue ? d'avoir 10 ans d'expérience - québécoise ? 
  4. Afficher à plusieurs endroits, surtout si vous avez toujours affiché au même endroit pour ce type de poste. Si vous ne le faites pas déjà, essayez le Placement en ligne, les journaux locaux, l'affichage interne et externe, Indeed, Facebook, etc.
  5. Équilibrez l'offre d'emploi. Souvent l'offre d'emploi donne peu d'information sur ce qui est offert - salaire, conditions, avantages - et détaille beaucoup (trop) ce qui est demandé - exigences, responsabilités, scolarité...
Les moyens un peu plus exigeants
  1. Élargissez consciemment le bassin de recrutement. Immigrants, finissants et personnes de 50 ans et plus, handicapés, etc. sont sous-employés par rapport aux autres catégories. Plusieurs organismes peuvent vous mettre en contact avec ces bassins de candidats.
  2. Offrez plus de formation aux nouveaux. Il est parfois plus facile de payer un cours d'anglais ou d'Excel que de trouver un candidat déjà totalement opérationnel.
  3. Remaniez le poste pour le rendre plus attractif. Temps partiel, meilleur salaire ou avantages, etc. Rappelez-vous les TI qui offraient des bonus à la signature, des tables de billard et des horaires libres durant la pénurie de 1999...
  4. Questionnez les candidats et nouveaux employés pour améliorer le processus. Le processus est-il rapide, transparent ? Est-ce que les nouveaux employés voient une différence entre ce qui a été annoncé et ce qu'ils obtiennent une fois en emploi ?
  5. Formez les employés à l'interne et impliquez-les dans le recrutement. Un représentant qui surveille des candidats potentiels lors d'un congrès, une réceptionniste qui donne son avis sur les candidats, une chef d'équipe qui aide aux entrevues, tous peuvent aider à dénicher des candidats ou leur donner une bonne impression de l'entreprise.
Pour aller plus loin
Voici quelques billets que j'ai écrits qui complètent le thème :

mardi 31 janvier 2017

Immigrants et emplois

J'ai écrit ce texte encore sous le choc de la tuerie survenue fin janvier dans une mosquée de Sainte-FoyEt je n'écrirai pas le nom du tueur pour les raisons que vous trouverez ici.

Comme humain, on se sent impuissant, on se demande quoi faire... De mon côté, il fallait que j'écrive quelque chose pour essayer d'aider un peu. Alors voici un billet sur l'emploi et la diversité au Québec.

Le paradoxe québécois
C'est un paradoxe : les Québécois sont en général très ouverts à la différence, et très curieux, ouverts et sociables lorsqu'ils voyagent ou rencontrent des gens différents, mais le taux de chômage des immigrants est plus élevé au Québec qu'ailleurs... Pourquoi ? Je ne sais pas. Et les causes ne sont pas tellement importantes, vu qu'on n'y peut pas grand chose sur le plan global. C'est individuellement que j'espère qu'il y aura un changement, par exemple qu'une entreprise envisage d'élargir ses critères à des candidats plus diversifiés pour faciliter son recrutement - quelle que soit cette diversité. Voici trois craintes ou freins à l'embauche et mes réflexions.

L'immigrant manque d'expérience québécoise / il ne parle pas bien le français (ou l'anglais) 
C'est vrai pour certains postes, mais des fois on exagère un peu : a-t-on vraiment besoin d'un "excellent anglais écrit" ? On s'assure de tester les connaissances réellement nécessaires et on valide la motivation du candidat : une personne enthousiaste peut se former rapidement pour les éléments manquants. Ensuite, des études françaises ont trouvé que les immigrants ont moins d'absentéisme et sont plus performants que la moyenne.

Il est surqualifié 
Beaucoup d'immigrants le sont. Les 55 ans et plus, les personnes surqualifiées et les immigrants ont plus de difficulté à se trouver un emploi. Être surqualifié ET immigrant crée une double motivation à se montrer plus loyal et engagé que la moyenne, enlevant les effets négatifs possibles pour l'employeur. Plusieurs employeurs m'ont dit que les "surqualifiés" en font plus dès qu'ils en ont l'occasion. 

Et les accommodements religieux (dé)raisonnables ?
C'est un mythe, les premiers demandeurs étant de très loin les... Québécois de souche, souvent pour des questions de handicap. La religion représente seulement 0.7% des plaintes reçues à la Commission des droits de la personne, et l'employeur a 34 fois plus de chance d'être l'objet d'un autre type de plainte.

Échecs et ressources
On ne se cachera pas c'est toujours exigeant d'intégrer une personne différente de l'équipe déjà en place. Ça demande un peu ou beaucoup d'adaptation de part et d'autre et la personne embauchée a elle-même une grande part de responsabilité dans le succès. Si on veut que ça fonctionne, il faut y mettre les ressources nécessaires et donner peut-être un peu plus de temps que pour les autres au début. Il existe aussi des ressources externes et des subventions pour faciliter l'intégration des immigrants, des handicapés, des 55 ans et plus, etc.

La meilleure raison
Au final, la meilleure raison pour favoriser l'embauche de gens différents, c'est qu'elle est un formidable levier pour la pérennité et la rentabilité de l'entreprise. Accroître la diversité a un impact direct et mesurable : il augmente le chiffre d'affaires, de 5 à 15% selon une étude récente.

Pour aller plus loin

mardi 24 janvier 2017

Jusqu'à 100% du salaire subventionné pour un emploi d'été ? Dépêchez-vous !

Vous aimeriez engager un étudiant pour l'été ? Différents programmes existent pour subventionner ces emplois. Par contre, vous devrez faire vite, la date limite pour certains programmes étant le 3 février, et entre mars et mai pour les autres.

J'avais présenté trois programmes de ce type en 2015, et j'avais mis à jour ces informations avec le programme bonifié de Service Canada l'an dernier. L'information est majoritairement à jour, à valider selon votre situation personnelle. En voici un résumé :

Service Canada - date limite : 3 février
Le programme s'adresse aux étudiants de 15 à 30 ans à temps plein. Les OBNL peuvent obtenir une aide financière jusqu'à 100% du salaire minimum, et les employeurs publics et les PME de 50 employés ou moins, jusqu'à 50%. Les demandes doivent être faites avant le 3 février pour l'été suivant. Pour plus d'information, cliquer ici.

Programme Desjardins au travail - date limite : selon les régions
Financé par les Caisses Desjardins, ce programme permet d’offrir un premier emploi d’été à des étudiants âgés de 14 à 18 ans. Les employeurs désirant participer au programme doivent s’inscrire au CJE de leur région. En 2015, dans ma région (Terrebonne-Mascouche), la date limite était le 7 mai. Desjardins résume l'esprit du projet ici (cliquer sur Desjardins - Jeunes au travail au bas de l'écran). Informez-vous auprès de votre CJE, pour trouver votre CJE, vous pouvez cliquer ici.

Fonds étudiant FTQ - date limite : entre le 15 mars et le 15 mai
Le programme veut favoriser la création d’emplois d’été à caractère éducatif et social pour les étudiants des niveaux secondaire à universitaire. Les employeurs admissibles sont les petites entreprises, les OBNL, les organisations syndicales et les coops. L'aide financière peut aller jusqu'à 90% du salaire brut. Pour plus d'information, cliquer ici.


mardi 17 janvier 2017

Employés qualifiés : pénurie en vue - no 1

La rareté de main d'oeuvre revient en force selon un article paru dans la Presse+ du 12 janvier dernier : Employés recherchés, désespérément. Le chroniqueur résume l'analyse de Statistique Canada pour l'emploi au Québec.

Une des données intéressantes : 84 % des 25-34 ans occupaient un emploi fin 2016. C'est un taux jamais vu depuis que cette donnée est suivie, soit 40 ans! Le chômage au Québec a également atteint le creux historique de 7.1% en 2016.

Concrètement, ça se traduit par des difficultés croissantes de recruter des employés, surtout des gens qualifiés, ou disponibles pour des horaires atypiques ou des tâches difficiles.

Et ces hausses sont en grande partie dues à la création d'emploi, entres autres stimulée par la baisse du dollar qui favorise le tourisme et les exportations, la construction des infrastructures et les technos vigoureuses. 

À ceci s'ajoute le fait qu'on recommence à dépenser dans le secteur public. Près de la moitié des 88 300 emplois créés au Québec depuis 6 mois l'ont été dans le secteur public. 

Ces facteurs circonstanciels sont amplifiés bien sûr par la tendance à long terme de la baisse des remplacements : il y a déjà actuellement plus de gens qui quittent à la retraite que de nouveaux employés qui les remplacent...

Les gagnants depuis 10 ans :
  1. Technologies de l’information, des services informatiques et des jeux vidéo + 37 %
  2. Services professionnels suit (ingénieurs, avocats, comptables) +32 % 
  3. Hébergement et restauration +31 %
Et la construction vient au 6e rang avec +27 %.

Les perdants :
  1. Foresterie -20%
  2. Fabrication -15%
  3. Agriculture -13%
Nous verrons dans le prochain billet des solutions pour faciliter le recrutement en période de pénurie...

mardi 13 décembre 2016

Joyeuses fêtes et merci !

Chers lecteurs, collègues, clients et amis,

merci pour la chance de vous côtoyer dans mon travail et dans ce blogue, merci de me lire, pour les échanges, votre confiance et votre générosité.

Le "travail avec les personnes" est trop souvent sous-estimé. Gestionnaires, professeurs, parents, fonctionnaires, serveurs ou vendeurs, ils sont partout, mais souvent moins payés ou reconnus que ceux qui gèrent de l'argent, de grandes structures ou des ordinateurs. Peut-être parce que leurs tâches sont tellement essentielles et omniprésentes qu'on les oublie plus facilement ?

Parce que sans parent ou professeur, une société ne va pas loin, et que sans employé au service à la clientèle ou gestionnaire de plancher, une entreprise non plus... Je nous souhaite pour 2017 que les gens qui travaillent avec, ou pour les gens, soit mieux soutenus, mieux payés et mieux reconnus.

Pour chacun d'entre vous je vous souhaite aussi de très Joyeuses fêtes, et une excellente année 2017, la santé pour vous et vos proches, et des petits bonheurs qui rendent heureux pour le reste...

Amitiés,

Cybèle

PS - Le blogue fera relâche jusqu'à la mi-janvier et l'infolettre jusqu'à la mi-février. À bientôt !

mardi 6 décembre 2016

Reconnaissance et party de Noël

Vous manquez d'inspiration pour exprimer votre reconnaissance ? Ou pire, vous n'avez rien prévu pour le party de Noël qui a lieu demain soir ? Voici quelques idées qui pourront vous dépanner, ou vous aider - en 2017...

Pour exprimer sa reconnaissance 
Reconnaissance : les bases
Gestes de reconnaissance gratuits
Autres gestes de reconnaissance
Tous les articles du blogue sur ce thème

Pour un party de Noël réussi, 2016 ou 2017...
Le plus important, durant une fête de Noël...
Idées pour réduire les coûts ou se renouveler
Des idées pour réussir son party

L'essentiel
S'il n'y avait que deux points à retenir de tout ça, ce serait :

1 - tout geste doit être sincère, adapté au contexte et équitable pour donner un effet positif.

2- le plus important geste, le plus essentiel, c'est un merci sincère à tous les employés de la part d'au moins un des patrons.
S'il est gêné de parler en public, prendre 5 secondes pour le faire, et laisser une autre personne prendre le relais avant et après. Ou monter un petit vidéo qui permet de se pratiquer...

Et bon party de Noël !

mercredi 30 novembre 2016

16 idées pour améliorer le bien-être au travail

J'observe beaucoup d'employés prêts à trouver un nouvel emploi en janvier. Est-ce parce qu'ils attendaient d'avoir reçu leur bonus ? Ou c'est peut-être que le temps des fêtes est propice à la réflexion et ils se disent "Non je ne fais pas une autre année ici..."

Quoi qu'il en soit, décembre est un bon moment pour les employeurs pour démontrer leur reconnaissance envers leurs employés. Un merci sincère est nécessaire, mais il sera encore plus apprécié s'il est accompagné d'une ou plusieurs marques concrètes de cette reconnaissance. Si le cadeau monétaire a encore sa place, j'ai tiré de l'article "38 façons d'améliorer le bien-être de ses employés" seize idées pour offrir un petit quelque chose de plus "jazzé" à vos employés. J'y ai ajouté mon grain de sel, comme ces jolies cocottes en papier :) En prime, ces idées peuvent être mises en pratiques à n'importe quelle période de l'année !

Idées gratuites 
Pour mettre de l'ambiance, faire une course de cocottes en papier !
  1. Permettez aux employés de personnaliser leur coin de bureau, entre autres à l'aide de plantes, de photos ou d'affiches à leur goût. Encadrez cette pratique pour éviter l'affiche de garage...
  2. Affichez une liste de commerces et de services de proximité, si possible après avoir négocié avec certains un petit rabais en échange de votre publicité à l'interne. Ex. centre sportifs, garages ou traiteur locaux.
  3. Autorisez la sieste le lendemain d'une fête ou d'un effort particulièrement intense. Ou mieux, en tout temps !
  4. Durant une fête ou pour dire merci, offrez des journées de congé supplémentaires.
  5. Organisez une course de chaise à roulettes. Ou encore de cocottes en papier (ou autre produit léger) poussées par ventilateur ou le souffle des membres de l'équipe...
  6. Offrez des coupons "Jour de travail à la maison", ou mieux, instaurez 3, 5 ou 20 jours par an (ou par mois !) pour les emplois compatibles. Cette pratique demande de bien l'encadrer, mais elle a un grand effet sur la rétention et la marque employeur.
Idées à faible coût
  1. Offrez une plante verte au choix de l'employé et assurez-vous d'en installer à quelques endroits dans le bureau. Mieux, installez un aquarium. Dans tous les cas, payez quelqu'un pour en faire l'entretien régulier, car des plantes ou des poissons morts, c'est plutôt déprimant !
  2. Fournissez sur une base régulière quelques aliments, santé si possible. Fruits, trempettes de légume, chips de maïs et houmous, etc. Effet boeuf garanti !
  3. Rendez disponibles des boissons santé à côté de la machine à café : thés, tisanes et encore mieux, des boissons à base de vrais fruits.
  4. Engagez un masseur pour des massages sur chaise, encore mieux le lendemain d'un party !
  5. Organisez des cours de yoga ou autre activité physique simple au bureau.
  6. Installez une table ou un coin de jeu (ping-pong, billard, soccer de table, etc.)
  7. Présentez des diners-conférences en payant une partie du lunch et peut-être le conférencier, que ce soit des thèmes reliés au travail ou plus "grand public". 
  8. Lancez un défi "sept heures de sommeil" et offrez un prix à ceux qui dormiront le plus de nuits complètes durant ce mois.
  9. Créez un potager au bureau : payez l'équipement de départ en échange de l'engagement de quelques employés à s'en occuper.
  10. Offrez l'équipement et des cours différents du travail habituel : poterie ou travail du bois pour employés devant un ordinateur, photographie, décoration ou cours de langue pour tous.
La semaine prochaine, je ferai le tour de d'articles précédents pour d'autres idées de reconnaissance et pour animer les partys de Noël.

mardi 22 novembre 2016

Mesures disciplinaires originales - RH brutes

Un peu d'humour "RH brutes" ...*

On a quelques fois de la misère à savoir quelle mesure disciplinaire appliquer. J'ai lu qu'aux États-Unis, un employeur avait imposé une mesure assez spéciale à un employé arrivé soûl une fois de trop au travail. Ils lui ont imposé d'aller faire du bénévolat dans une organisation venant en aide à des alcooliques...

Une collègue me racontait une mesure disciplinaire originale, imposée à un gestionnaire qui ne voulait rien savoir de travailler en équipe. Solitaire, égoïste ou mal luné, je ne sais pas, mais ses patrons ont décidé de l’obliger à donner une formation à ses collègues sur le travail en équipe.

Durant toute la formation ses collègues ont dû savourer l’ironie et peut-être même en rire ouvertement. Je suis certaine que le gestionnaire a eu l’air fou et fera tout pour ne pas recommencer, même si ça implique qu’il doive maintenant travailler un peu moins seul dans son coin. L’histoire ne dit pas si la formation était bonne !

* RH brutes est mon alter ego plus sombre, le ton est plus mordant ou moins sérieux que dans mes billets habituels. Pour plus d'information, voir ce billet explicatif